Parce que les enfants apprenent par mimétisme.

Crédit photo : Jules mon poisson bulle

Crédit photo : Jules mon poisson bulle

Noël étant derrière nous depuis un peu plus d’un mois, si vous êtes parents, vous avez possiblement déjà procédé à un certain désencombrement de la salle de jeux, une purge des jouets de vos enfants. Soit pour faire don d’anciens jouets pour laisser place à la nouveauté (la fameuse règle « one in, one out » adoptée par plusieurs), soit pour mettre une partie des jouets à l’écart et ainsi procéder à une certaine rotation au fil des mois.

Mais dites-moi, parmi les cadeaux reçus aux Fêtes, combien d’items ont déjà été rejoindre le bac à recyclage ou la poubelle? Vous savez, le genre de cossins Dollorama qui après seulement 48 heures rendent l’âme!

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de consommation responsable. Je trouve que c’est un enjeu qui est particulièrement important lorsqu’on a des enfants. Nous le savons tous, nous vivons dans une société axée sur la consommation et notre façon de consommer envoie un message aux petits humains que nous élevons.

Crédit photo: Sur mon X

Crédit photo: Sur mon X

À mon avis, lorsqu’on donne à un enfant un giga bas de Noël rempli de jouets de qualité « Kinder Surprise » ou « Dollorama » qui seront désuets en quelques semaines à peine (voire quelques jours) nous leur envoyons le message suivant : « Consomme-en de la scrap, c’est pas grave si tu consommes des items de piètre qualité, on vit dans une société jetable ou tout est à usage unique ». Quelle belle façon de les déresponsabiliser face à l’impact de leur (future) consommation! Personnellement, je ne trouve pas que ce soit un message sain à leur envoyer.

Ils sont encore petits pour comprendre toutes les subtilités, mais sous-entendre que dans la vie, tout est jetable et facilement remplaçable, je trouve ça néfaste. En tant que société, notre rapport aux objets est souvent transposé à nos relations humaines. Tout est jetable, n’est-ce pas? Alors dès qu’une relation nous convient moins, que quelque chose accroche, je trouve qu’on a souvent plus de facilité à simplement tirer la plug plutôt que prendre le temps de dialoguer, tenter de comprendre l’autre et ainsi espérer rétablir la situation.

Je souhaite de tout mon cœur faire de mes enfants des personnes responsables, dans leur consommation, tout comme dans leurs relations humaines. Et le chemin pour y arriver doit être emprunté le plus tôt possible.

L’achat local nous permet souvent d’entrer en contact avec l’humain derrière le produit. Que ce soit par le biais de petites boutiques indépendantes qui ont pignon sur rue, via une boutique en ligne ou dans un marché d’artisans, le contact humain est une belle valeur ajoutée à l’achat. Parce que trop souvent, quand on achète un item en grande surface, on se ferme simplement les yeux sur tout l’impact de notre achat. On ferme les yeux sur les conditions dans lesquelles il a été conçu, sur l’empreinte écologique découlant de la fabrication (allo le plastique!) ,du transport et de l’emballage (voire suremballage la plupart du temps).

L’intention derrière le geste est souvent noble, mais pendant la frénésie des Fêtes, il est facile de se laisser emporter et faire des achats plus ou moins réfléchis. Peu importe la période de l’année, il faut se rappeler que nos achats ont toujours un impact. C’est pourquoi, maintenant que Noël est derrière nous et que les bébelles Dollorama ont déjà rendu l’âme, je vous invite à profiter de la dizaine de mois devant nous pour sensibiliser les gens de notre entourage. Nous pouvons nous transformer en petits militants de l’achat responsable (parce que oui, c’est souvent un combat!) et ainsi espérer changer les habitudes de consommation, un Noël à la fois.

Vous embarquez? 

Texte: Vanessa Giguère 

stephanie mandreaComment